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Echo ou Alexa, HomePod ou Djingo. L’engouement pour les assistants vocaux entre directement dans le domaine de la maison connectée. Tous les industriels se mettent sur les rangs pour participer à ce mouvement. Nous allons essayer de décrypter cet univers pour vous.

Qu’est-ce que c’est ?

Différencions d’abord assistant vocaux (l’IA avec laquelle on interagit) et appareils (le matériel qui porte l’IA). Les smartphones ont été les premiers à porter un assistant vocal mais on associe désormais beaucoup les assistants vocaux aux appareils sédentaires destinés à la maison. Certaines marques intègrent maintenant l’IA d’une autre pour proposer des équipements enrichis.

Petit panorama des principaux assistants vocaux

 

 

Assistant vocal

Appareil propre

Intégré par

Google         

Google Assistant

Google Home

Panasonic, Sony, Onky

Amazon

Alexa

Amazon Echo

Harman

Apple

Siri

Home Pod

 

Autres assistants vocaux

Orange Djingo, IBM Cortana, Samsung Bixby

 

Pratique ou pas ?

Le but des assistants vocaux est de simplifier l’expérience utilisateur. Elle doit devenir plus simple et plus fluide. Plus besoin de dico pour un mot, plus de bulletin pour la météo. Dans une maison connectée, on doit ouvrir les volets, allumer la lumière, lancer la VMC en parlant simplement. On ne sort plus le smartphone de la poche et on en pousse plus de bouton.

Mais, dans la pratique, il y a encore du chemin à parcourir. L’interaction via l’assistant vocal n’est pas encore aussi fluide qu’on le souhaite. D’abord il faut apprendre les phrases que l’assistant comprendra, utiliser le juste mot. On doit ‘allumer la lumière’ et pas ‘éclairer le salon’. Pour certaines fonctions on trouve de vrais lexiques des phrases qui marchent. On est encore loin du langage naturel même si les progrès sont rapides.

Il y a aussi parfois un temps d’attente lié au passage des instructions par le cloud. Cette latence détériore l’expérience utilisateur. Qui veut attendre 3 à 4 secondes pour avoir de la lumière ? Il y a encore des actions où l’instantanéité d’un système local, basé sur un contrôleur comme celui de Bosch Smart Home ou le pont Philips Hue, reste un must.

Dangereux ou pas ?

Cas de piratages possibles, bug. Faut-il se méfier de ces équipements ? Comme pour le récent problème sur le wifi, les conditions requises pour les piratages décrits restent exceptionnelles : être à un mètre de l’appareil, dans un environnement sans bruit. Un peu comme si on craignait d’être cambriolé par quelqu’un à qui on avait laissé ses clés. Un risque qui semble théorique.

Mais la vraie question, soulignée par la mésaventure du Google Home Mini, porte sur le respect de la vie privée et l’utilisation de vos données. Là, peu d’illusions à se faire. Si vous souhaitez utiliser ces petits appareils, vous acceptez que toutes sortes d’informations sur vos habitudes, vos interactions soient aspirées dans le cloud des GAFAM et consorts. Si un système basé sur un contrôleur local comme celui de Bosch permet d’’éviter cela, si vous voulez de la commande vocal, vous perdez la main sur ce contrôle des données. Jusqu’à ce qu’un algorithme assistant vocal puisse être pour être logé dans un appareil.

Alors pratique ou ludique ?

Difficile de jauger l’utilité dans une maison connectée française. Seule Google Home est disponible et son univers ‘maison’ reste restreint. Mais avec l’arrivée annoncée de Alexa début 2018, de Djingo par Orange, avec l’augmentation des industriels qui intègrent leurs systèmes dans ces environnements, on verra sans doute de vrais cas d’usages ‘smart home’, sortant du divertissement. Il faut déborder du cadre ludique qu’offrent ces objets aujourd’hui pour qu’ils deviennent vraiment pratiques. La requête la plus fréquente à la maison est celle de mon fils de 8 ans « ok google, blague ».