Qualité d’air intérieur – de quoi parle-t-on ?

Divers produits connectés vous permettent de mesurer la qualité de votre air intérieur – donc de savoir s’il est sain ou non. Vous pouvez ensuite prendre des mesures pour améliorer la situation comme aérer votre maison, utiliser un déshumidificateur ou un purificateur d’air. Mais savez-vous ce que sont CO, CO2, COV ou PM ? Savez-vous quels polluants regarder en priorité pour vous assurer d’un air intérieur sain ?

Nous vous proposons ici un petit guide des polluants de l’air intérieur.

 

Facteurs influençant la qualité d’air intérieur

Le monoxyde de carbone (CO)

Gaz particulièrement dangereux pour vous, toxique à faible concentration, il résulte en général du mauvais fonctionnement ou de la mauvaise utilisation de moyen de chauffage (poêle, cheminée, chaudière) ou d’un moteur. Son inhalation peut être mortelle. Un détecteur de CO est essentiel si vous utilisez un appareil de chauffage à combustion dans votre habitation. Mais si votre chauffage est électrique ou central collectif, vous n’êtes a priori pas concerné.

Le dioxyde de carbone (C02)

Gaz que nous rejetons quand nous respirons et que les plantes absorbent, il est présent naturellement dans l’atmosphère (teneur de 0,04%). Si la concentration augmente trop fortement (plus de 1%), vous pouvez en ressentir des conséquences. Dans les bâtiments publics, une valeur maximale de 1300 ppm doit généralement être respectée. Il suffit de ventiler avec de l’air extérieur pour retrouver une bonne valeur. 

Les composés organiques volatils (COV)

Ce sont des molécules très diverses aux nombreuses origines, issus par exemple des solvants, dégraissants, produits de nettoyage, mais aussi des matériaux de construction, des peintures, des meubles. Il y a de nombreux COV : benzène, éthers, formaldéhyde, trichloréthylène… Certains de ces produits sont des cancérigènes prouvés ou suspectés, d’autres ont des effets directs comme fatigue, céphalées, vertiges en cas d’exposition aigüe, d’autres ont des effets sur l’appareil respiratoire. Diverses réglementations encadrent les émissions de COV, notamment pour les matériaux de construction et décoration. Un plan solvant

Les particules fines (PM)

Ce sont les différentes particules fines et ultra fines (taille de quelques microns) en suspensions dans l’air. Les principales sources humaines sont le chauffage (au bois notamment), les moteurs à combustion des véhicules, les centrales thermiques et les procédés industriels. Elles ont un impact sanitaire indéniable, étant potentiellement responsable de cancers chez l’homme. Elles concernent d’abord l’air extérieur mais bien sûr entrent chez nous quand on aère.

Humidité de l’air et température

Ce n’est pas à proprement parler un polluant mais un facteur déclencheur ou aggravant d’autres polluants ou risques.  Ainsi un air trop sec va être porteur de plus de particules nocives comme des bactéries que nous pouvons inhaler. Cela peut aussi entraîner des irritations des muqueuses ou une sécheresse des yeux. Un air trop humide par contre va favoriser la condensation (avec air froid), le développement de moisissures (avec air chaud) qui peuvent ensuite entraîner allergies et asthmes.

La température aura plus un effet sur votre bien-être que sur votre santé mais combiné à l’humidité, elle favorisera l’apparition de moisissure si elle est élevée.

Que faire pour garder un air sain ?La première démarche est de déterminer à quels polluants ou risques vous êtes le plus exposé. Ensuite un capteur connecté vous permettra de suivre les valeurs et comprendre ce qui influence chez vous la qualité d’air. Oubliez-vous de lancer la VMC quand vous lavez du linge ? Utilisez-vous des solvants dans votre chambre où votre établi à maquettes est aussi installé ? Vous pourrez alors agir à bon escient sur la pollution en aérant au bon moment ou en supprimant les causes.